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Michel Petrucciani, d’origine napolitaine par son père Antoine, est né en 1962

Ă  Orange  et mort en 1999 Ă  l'âge de 36 ans, Ă  new York.

Michel Petrucciani est un pianiste et compositeur de jazz français. Vingt ans après sa mort, Michel Petrucciani demeure très présent dans les mémoires. Diverses initiatives célèbrent le 20e anniversaire de la mort de ce pianiste de jazz hors du commun.

La Carmagnole est une chanson rĂ©volutionnaire crĂ©Ă©e en1792 au moment de la chute de la monarchie  (10 aoĂ»t 1792)

 

 Le chanvre Ă  l'origine de "La Carmagnole" Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! : la chanson la plus populaire de la RĂ©volution Française ! CarmagnĂ´la est un petit village italien du PiĂ©mont,

près de Turin, spécialisé dans le tissage du chanvre pour la confection de cordes, voiles, filets, nasses ou vêtements de marine.

Leurs habitants descendaient régulièrement vendre leurs productions réputées sur les bords de la Méditerranée, notamment, à Marseille. Principaux meneurs de la lutte contre la monarchie de Louis XVI, les fédérés marseillais en 1789, adoptèrent les coutumes vestimentaires ainsi que la danse traditionnelle des chanvriers italiens, pour en faire un des

« tubes » de la révolution française !

 

Les luttes contre les italianismes au XVIe siècle sont comparables aux luttes contre les anglicismes au XXIe siècle

Au XVIe siècle, la France entre Ă  son tour en Renaissance, une forte attirance se manifeste envers tout ce qui vient d'Italie.  Les relations avec l'Italie ont Ă©tĂ© facilitĂ©es par la prĂ©sence de deux reines italiennes Ă  la Cour de France : Catherine de MĂ©dicis, mariĂ©e dès 1533 avec le duc d'OrlĂ©ans, fils de François Ier et futur Henri II, est devenue rĂ©gente Ă  la mort de celui-ci pour près de vingt ans (1560-1580) ; puis Marie de MĂ©dicis mariĂ©e en 1600 avec Henri IV, est elle-mĂŞme devenue rĂ©gente Ă  la mort d'Henri IV jusqu'Ă  l'avènement de Louis XIII (1600-1617). Enfin, le cardinal italien Mazarin a exercĂ© des fonctions de ministre de la France pendant près de vingt ans, de 1641 Ă  1661. Pendant plus d’un siècle, la cour de France a ainsi subi l’influence directe de ces grands personnages italiens, mais Ă©galement de leur entourage7.

A cette époque le français n'en était encore qu'à se frayer une place entre les langues régionales, qui étaient parlées par la grande majorité de la population, et le latin qui restait une langue d'érudition. Le français venait juste d'être déclaré langue de l'administration et du droit par l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), et il commençait d'être fixé par des descriptions dans des dictionnaires (premier dictionnaire de français publié par Robert Estienne en 15398).

Cette fascination pour la culture italienne est telle que la langue française emprunte plusieurs milliers de mots Ă  l'italien au cours du XVIe siècle. Les estimations du nombre d'emprunts entre 2 000  et 8000.

Défense de la langue française Réaction contre les italianismes

La vogue des italianismes fut telle qu'elle entraĂ®na la rĂ©action de plusieurs dĂ©fenseurs de la langue française. Le reprĂ©sentant le plus marquant de ces dĂ©fenseurs fut sans doute Henri Estienne (1528-1598), un imprimeur Ă©rudit huguenot, fĂ©ru de grec et de latin, qui publia trois ouvrages en rapport avec ce sujet :

  • TraictĂ© de la ConformitĂ© du langage françois avec le grec (1565) ;
  • Deux dialogues du nouveau français italianizĂ©, et autrement desguizĂ©, principalement entre les courtisans de ce temps. De plusieurs nouveautez qui ont accompagnĂ© ceste nouveautĂ© de langage. De quelques courtisianismes modernes et de quelques singularitez courtisianesques (1578) ;
  • De la prĂ©cellence de la langue française (1579).

Henri Estienne cherchait Ă  dĂ©montrer la « prĂ©cellence Â» du français au regard de l'italien et de l'espagnol. Dans les deux dialogues du nouveau français italianizĂ© et autrement desguizĂ©, il se met en scène face Ă  un courtisan qui argumente en faveur de cette langue moderne, Ă  la mode, bourrĂ©e d'italianismes12. « Je m'esbahi, dit l'auteur, comment vous imbattrez notre langue d'une telle spurquesse de paroles Â»13. On peut reconnaĂ®tre dans cette phrase deux italianismes aujourd'hui disparus, l'un formĂ© Ă  partir du verbe imbrattare signifiant « souiller Â», l'autre Ă  partir du substantif sporchezza signifiant « saletĂ© Â». Dans le mĂŞme ouvrage, il critique le « jergon Â» (jargon) farci d'italianismes parlĂ© Ă  la cour d'Henri IV :

« Vous vous accoustumerez tant Ă  ce jergon de cour que, quand vous la voudrez quitter, vous ne pourrez pas quitter pareillement son jergon : vous serez en danger d’estre en risĂ©e Ă  plusieurs cosmopolitains, qui ne vivent ni parlent courtisanesquement : et toutefois sçavent comment il faut vivre et comment il faut parler14. Â»

Il y eut d'autres dĂ©fenseurs de la langue française : BĂ©roalde de Verville (1556-1626), l'auteur de Moyen de parvenir (1616) ; le poète BarthĂ©lemy Aneau (v. 1505-1565), qui dĂ©nonçait les « corruptions italiques Â» et la « singerie de la singerie italiane Â», et Étienne Tabourot (1547-1590), qui considĂ©rait que l'italien n'Ă©tait qu'une « corruption latinogotisĂ©e du langage romain.

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